POLICHINELLE A LIONE

01/11/2010

 

Già a partire della fine degli anni ’80, ma più ancora in questi ultimi anni si è assistito ad un ritorno d’intersse per la figura di Pulcinella. Il rinnovato Museo Internazionale delle Marionette di Lione propone il venerdi 26 novembre 2010 un intensa giornata di studio sul personaggio con la partecipazione di esperti francesi ed italiani della caratura imponente come Brunella Eruli, Bruno Leone, Alain Recoing et Didier Plassare, tutti esperti mondialmente riconosciuti.

Per informazioni: http://www.gadagne.musees.lyon.fr/index.php/marionnettes_fr/Marionnettes/Un-art-vivant/Colloque/Programme-rencontre.

 

POLICHINELLE A L’HONNEUR A LYON

Le musée Gadagne c’est le musée de ville de Lyon et le Musée Internationale des Marionnettes, à un peu plus d’un an de sa réouverture après des travaux colossaux celui qu’on appelle familièrement et simplement Gadagne propose une série de rencontre donc delle du vendredi 26 novembre consacré à Polichinelle. Le titre officiel de la rencontre est : « Polichinelle, entre le rire et la mort. Filiations, ruptures et régénération d'une figure traditionnelle ».

Naturellement (pour Lyon) le point de départ c’est Mourguet qui quand en 1804  installe un théâtre de marionnettes dans le jardin du Petit Tivoli à Lyon, il n'a pas encore créé le personnage de Guignol. C'est avec Polichinelle, l'un des nombreux descendants du Pulcinella napolitain, qu'il fait ses débuts. Depuis le 17e siècle en effet, le Pulcinella napolitain, ce masque de la commedia dell’arte, a donné naissance à toute une série d’avatars européens : Polichinelle en France, Don Cristobal en Espagne, Punch en Angleterre, Petrouchka en Russie, Kasperl dans les pays germaniques... Héros populaires par excellence, en lutte contre toutes les contraintes et toutes les autorités (y compris celle de la Mort !), Polichinelle et ses cousins ont nourri de grandes œuvres, de Mozart à Stravinsky, de Picasso à Garcia Lorca. La disparition des théâtres de marionnettes traditionnels les a cependant peu à peu écartés des castelets, ou enfermés dans des adaptations édulcorées.

Depuis quelques années, des artistes ont entrepris de redonner à ces personnages leur insolence et leur verdeur premières, soit en réinventant le spectacle originel, soit en développant un répertoire en prise avec l’actualité. C'est ce "retour de Polichinelle" que les Rencontres de Gadagne vous proposent d'explorer en compagnie de chercheurs et de marionnettistes, français ou étrangers, à l'occasion du premier accrochage du musée des marionnettes du monde.

Le programme de la journée est très intéressant en commençant par “Punch is not dead” : la difficile transmission du théâtre de marionnettes traditionnel, suivit d’une démonstration assuré par notre ami napolitain Bruno Leone. Puis suit « Polichinelle : exhiber le corps contre la mort » par Brunella Eruli, professeur université de Florence qui à travers l’analyse d'images et de sources littéraires, Brunella Eruli montre comment Polichinelle exhibe son corps en dépit et en dehors des bienséances pour critiquer les codes sociaux. Plus tard suit l’intervention : « L'esprit de Pulcinella avant et après l'invention de la tradition » par John MacCormick, auteur et marionnettiste, président du Festival international de la Marionnette d'Irlande. John Mac Cormick examine Pulcinella, Polichinelle et Punch dans le contexte des castelets de rue.

Gaspar Nasuto l’un des jeunes qui montent dans le petit monde de la marionnette napolitaine fait une petite démonstration.

Le grand maitre de la marionnette à la française Alain Recoing, propose une réflexion sur « Que peut Polichinelle aujourd’hui ? Nouveaux répertoires, nouveaux enjeux ».

Suit « Mutabilité d'une figure, ou : le creuset de Polichinelle » par Julie Sermon, maître de conférences, université Lyon 2, qui à partir de l’examen de textes anciens, de tradition populaire ou littéraire, s’interroge sur la part d’héritages et de mutations qui préside aux formes contemporaines de cette figure ».

« Don Cristóbal Polichinela, caméléon espagnol dans l'histoire ? » est présenté par Hélène Beauchamp, maître de conférences, université de Toulouse - Le Mirail. Elle se demande : que nous enseigne l’étude des versions espagnoles sur les forces et les faiblesses de la marionnette traditionnelle, ses pouvoirs dramaturgiques ou son étonnante résistance au passage du temps ?

Pour conclure la journée, Didier Plassard revient sur tous les thèmes abordés lors de la journée.

Albert Bagno